Résumé rapide : Cet extrait du livre Méditation Évolutive explore l’équilibre fondamental entre le Corps, l’Âme et l’Esprit. Il explique comment le cerveau reptilien, le cerveau mammalien et le néocortex influencent notre stress, nos émotions, notre perception du monde et notre capacité à évoluer. L’objectif : retrouver l’harmonie intérieure en apprenant à s’écouter et à se transformer en profondeur.
L’Homme est corps, Âme et Esprit
… Mais l’Âme n’est pas le Corps, le Corps n’est pas l’Esprit, et l’Esprit n’est pas l’Âme. Cependant, les trois sont l’Homme, et l’Homme est triple dans son unité.
Introduction
L’harmonie de l’Homme repose sur l’équilibre entre trois composantes fondamentales : le Corps, l’ me et l’Esprit. Dans notre culture occidentale, la tendance à privilégier la pensée rationnelle, en excluant souvent la dimension émotionnelle, peut être contreproductive. Ce chapitre propose des solutions pour valoriser le ressenti intérieur, l’intégrant de manière rationnelle.
Le Corps
Dans ce contexte précis, le Corps est à envisager comme un tout formé de plusieurs systèmes physiologiques qui poursuit constamment le même objectif : maintenir la vie en lui.
Notre Corps cherche par tous les moyens à combler les cinq principaux besoins physiologiques de base : respirer, s’alimenter, se reposer, se protéger et se reproduire.
Le cerveau reptilien
Nous évoquons ici la nature instinctive de l’être humain, aussi ancienne en l’Homme que sa présence sur Terre. La notion de cerveau reptilien nous parle merveilleusement de cela :
- Le paléo-cortex, ou cerveau reptilien, s’occupe de la survie et des fonctions vitales de base dans le présent. Ce cerveau est très rationnel et froid, voire cruel au besoin, car dépositaire de l’instinct de conservation. Sa première fonction est d’assurer l’homéostasie en comblant les besoins vitaux de base. Il assure la régulation de notre respiration, de notre rythme cardiaque, de notre tension artérielle, de notre température, de nos échanges hydriques, gazeux et ioniques. Il fonctionne souvent de manière automatique sans que la réflexion consciente intervienne. La durée de sa mémoire est de maximum 48 à 72h. Ensuite, tout ce qui n’est pas considéré comme utile est « jeté ». Apprivoiser la bête (cerveau reptilien).
Tenir compte de son Corps revient à apprivoiser la partie instinctive de nous-même, qui, malgré le fait qu’elle soit tapie au fond de nous, est prête à jaillir à la moindre agression ou contre tout ce qui remet la vie et son déroulement en question.
La mise en alerte du Corps correspond à l’état de stress. Cet état si commun dans notre société moderne est pourtant le plus grand pourvoyeur de pathologies dans le monde.
Stress et désadaptation
Le stress apparaît lorsque le Corps via le cerveau reptilien perçoit un risque qui met en péril son intégrité. Le stress correspond à un état de désadaptation de l’individu face à son environnement. Cette rupture est toujours vécue dans la douleur, que cette dernière soit sourde ou exprimée.
Rappelons que la personnalité de l’être humain se construit et se réorganise en permanence en fonction de l’éducation dispensée par son milieu familial, son vécu antérieur et son environnement présent, affectif et matériel. La capacité d’adaptation de chacun a donc des limites liées aux « caractéristiques » de sa personnalité et à son environnement.
Une fois cette capacité dépassée (anxiété inhibitrice) ou épuisée (asthénie, dépression), apparaît ce que nous appelons le syndrome de désadaptation avec les conséquences suivantes :
- Anxiété
- Insomnie
- Dépression
- Troubles compulsifs alimentaires (TAC), anorexie-boulimie
- Et, on l’oublie, avec comme conséquence indirecte la toxicomanie (médicaments, alcool, drogues dures) compensatrice
Le Corps est une entité formée de plusieurs systèmes physiologiques, tous visant à maintenir la vie. Le cerveau reptilien, responsable de fonctions vitales de base, cherche à combler les besoins essentiels tels que respirer, s’alimenter, se reposer, se protéger et se reproduire. La mise en alerte du Corps correspond à l’état de stress, devenu commun dans notre société moderne, et qui peut conduire à diverses pathologies.
L’Âme
Plaisir / douleur
Avant de parler de l’Âme, il est plus juste de parler de l’affect. L’affect est l’ensemble des émotions intérieures que nous ressentons suite à des sensations de nos cinq sens. L’émotion s’évalue en termes de plaisir ou de douleur. L’Homme cherche à reproduire ce qui lui a fait du bien dans le passé et évite ce qui a causé de la douleur. Cela revient à parler des notions de récompense-punition du cerveau mammalien.
Le cerveau mammalien
- Le cerveau mammalien ou limbique évite ce qui, dans le passé, a fait mal et reproduit ce qui fait du bien. C’est l’aspect associatif de la pensée, ce qui fait que l’expérience dans la matière a tendance à emprisonner dans des réflexes comme ceux mis en évidence par Pavlov. Le cerveau mammalien est dominé par les émotions, les rituels comportementaux, convictions (croyances, conditionnements) provenant de son passé (ainsi que de sa famille, race et nation via la génétique et l’éducation). Il est responsable des choix conditionnés (donc sa liberté est très limitée), permet les émotions et déclenche les réactions d’alarme du stress. Il garde en mémoire, donc acquiert une expérience transmissible à l’enfant ! Évidemment qu’après ça, se libérer des croyances et comportements conditionnés nécessite un « petit » effort ! (Voir ci-dessous). Civiliser l’homme-animal (cerveau mammalien).
L’Homme recherche le bonheur depuis la nuit des temps et cela est justifié par le fait que cette notion correspond souvent à la satisfaction d’un besoin intérieur, d’une pulsion.
Conditionnements émotionnels
Toutes ces relations avec le monde extérieur sont nuancées par l’affect, donc le cerveau mammalien. La vision du monde qu’à l’individu est teintée par son histoire personnelle qui lui donne toute une série de préjugés sur les choses du présent.
En reproduisant ce que l’on appelle des stratégies comportementales efficaces par le passé dans son présent, l’Homme est rassuré. En revanche, s’il rencontre quelque chose, quelqu’un, une pensée, une émotion d’inconnu, il est déstabilisé et doit s’adapter en trouvant une nouvelle façon d’agir. En contrepartie, il évolue.
Souvent l’Homme ne se rend pas compte qu’il respecte une loi comportementale qui conduit à la reproduction des gestes que l’on appelle les us et coutumes. Les rituels comportementaux sont les structures qui déterminent la qualité de nos relations. Ils sont l’équivalent des programmes de nos ordinateurs.
Lorsque l’individu se terre dans la reproduction de ses comportements, il se rigidifie et perd de sa capacité à s’adapter.
L’affect est un lieu dans lequel les émotions passionnelles et invalidantes comme la colère, la peur et l’angoisse peuvent se déchaîner à l’égal des typhons sur les océans. L’Homme peut se noyer dans cette mer des passions et paradoxalement ne jamais comprendre que c’est lui qui la met en mouvement.
Les émotions passionnelles brûlent littéralement le cœur de l’Homme et dilapident son énergie. Le détachement de sa persona, ou si vous préférez de ses rôles dans la société, est le seul moyen qu’a l’individu de procéder à une auto-évaluation objective.
En résumé, ce cerveau mammalien permet d’associer toutes les composantes de l’environnement de l’individu à une sensation plaisante ou déplaisante . Ce cerveau encourage le plaisir et fuit la douleur. Son travail se déroule très souvent d’une manière parfaitement inconsciente et automatisée. Cependant, c’est lui qui nous donne toute notre échelle de valeurs qui dicte notre rapport au monde.
L’Âme, ou cerveau mammalien, est liée à l’affect, englobant les émotions intérieures ressenties à partir des cinq sens. Il approuve le plaisir et évite la douleur, associant les expériences à des sensations positives ou négatives. Les rituels comportementaux et les convictions conditionnées provenant du passé guident fréquemment les réactions émotionnelles. Se détacher de ces comportements conditionnés permet une auto-évaluation objective.
L’Esprit
L’Homme se différencie de l’animal par son cerveau cognitif…pour autant qu’il l’active… Sachant que le bagage génétique de l’humain ne se différencie que de 1 à 3% du chimpanzé, notre soi-disant supériorité sur l’animal n’est pas démontrable si facilement. En fait, il est bien plus question de dominer la nature animale par un intellect clairvoyant et non ronflant dans une autosuffisance feutrée.
Décision consciente
La capacité cognitive de l’être humain lui permet d’associer dans sa vie quotidienne tous les effets à des causes et l’inverse. Cela lui permet de mettre consciemment en place des stratégies afin d’atteindre les objectifs de vie auxquels il aspire.
Changement de comportement
L’intelligence de l’Homme lui permet de décider aujourd’hui de changer son comportement, sa façon de penser ou d’exécuter un acte jusqu’ici routinier.
Lorsque l’individu accède à la possibilité d’évaluer ses actions et ses paroles réelles dans le monde physique par rapport à ce qu’il avait projeté de réaliser auparavant abstraitement avec son psychisme, il évolue du stade de l’Homme dirigé par la vie à celui de l’Homme qui maîtrise sa vie.
La grande force de la psyché humaine est qu’avec son pendant rationnel et émotionnel , l’intelligence permet à l’homme d’envisager des stratégies complètement nouvelles futures en rompant avec les échecs du passé.
Le néocortex
- Le néocortex, ou cerveau intellectuel : conceptualise, arrange les actions du reptilien et relie le passé au présent afin de se projeter dans l’avenir. Aspect cognitif de la pensée, il permet notamment le raisonnement logique, le langage et l’anticipation des actes. Élever l’homme-spirituel (cerveau cognitif).
Intelligence rationnelle et projection
L’Esprit, ou cerveau cognitif, représente la capacité cognitive unique de l’Homme, lui permettant d’associer des causes et des effets, de planifier, d’anticiper et de changer délibérément son comportement. Il donne à l’individu le pouvoir de décider de changer sa pensée, son comportement, ou d’entreprendre de nouvelles stratégies pour atteindre ses objectifs.
Harmoniser les trois
Harmoniser le Corps, l’Affect et l’Esprit n’est possible que si l’individu se met à s’écouter intérieurement. L’harmonie dans ce contexte signifie une communication respectueuse des positions de chaque composante.
Chacun de nous a sa propre route et ne peut donc pas compter sur les autres afin de la trouver. En se plongeant tout au fond de lui-même, l’être humain découvre peu à peu qu’il s’agit bien de poser les bonnes questions et non de trouver les réponses.
Car les réponses à toutes les questions existent au fond de chacun de nous. Faites l’expérience de vous poser intérieurement une question… en prenant soin d’attendre la réponse. Vous verrez que vous l’obtiendrez ! Pour autant que nous cultivions des bonnes pensées, des émotions élevées et des objectifs de vie qui nous sont spécifiques, nous entretenons notre monde intérieur qui gentiment s’harmonise. Plus cette harmonie grandit, plus nous pouvons en jouir instantanément de cela en « sentant » du plus profond de nous-mêmes ce qui est juste pour nous, en évitant le reste. En étant juste, nous sommes sur notre route personnelle avec comme boussole notre libre-arbitre.
L’harmonie entre le Corps, l’Âme et l’Esprit résulte de l’écoute intérieure. Poser les bonnes questions plutôt que chercher les réponses permet de cultiver une harmonie grandissante, où chaque composante est respectée. La communication respectueuse entre ces trois aspects de l’individu favorise son épanouissement personnel.
Conclusion
Harmoniser ces trois composantes de l’Homme demande de se plonger au plus profond de soi-même, de poser les bonnes questions, et de cultiver des pensées positives. L’harmonie grandissante permet de sentir ce qui est juste pour soi, en évitant le reste, avec comme boussole le libre-arbitre.
Jean-Christian Balmat
Cet article est extrait du livre :


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